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Le métier de manipulateur radio
Historique

Le manipulateur d'électroradiologie

Rayons X, scanners, échographies, IRM... les rayonnements et les machines utilisées pour détecter et soigner les maladies n'ont cessé, au cours des vingt dernières années, de se perfectionner et de se multiplier. Témoins de cette mutation, les manipulateurs en électroradiologie ont vu leurs compétences s'étendre rapidement. Jusque-là techniciens d'une seule technique, les traditionnelles radios par rayons X, ils travaillent maintenant au cœur de plusieurs activités, qui permettent d'observer un fœtus, de diagnostiquer des maladies complexes ou de soigner un cancer.
Spécialistes de technologies lourdes, les manipulateurs en électroradiologie jouent un rôle d'intermédiaire entre le patient et des machines qui peuvent sembler angoissantes. Certes de haute technicité, le métier demande donc aussi une bonne aptitude aux relations humaines. Corollaire de cette diversification, le nombre de postes a augmenté régulièrement, et le marché n'est pas saturé.

Diagnostiquer mais aussi soigner

Du manipulateur en radiologie, on connaît surtout l'activité la plus traditionnelle : la réalisation des clichés par rayons X. Pour repérer une fracture, par exemple, la technique est idéale. Placer le patient, cadrer la zone corporelle à « photographier », « on ne bouge plus », clic clac, le tour est joué !
De nombreuses techniques. Longtemps au cœur de l'activité de cette profession, la radiologie par rayons X s'est enrichie de bien d'autres techniques, au cours des 20 dernières années. L'utilisation de scanners permet ainsi de réaliser des plans en coupe. Grâce aux ultrasons, on peut pratiquer l'échographie, dont la plus connue des applications est l'observation des foetus. Dernière-née des technologies de pointe, l'imagerie par résonance magnétique (ERM) mais également le TEP.
Réaliser des clichés ou des films à des fins diagnostiques - déceler une lésion par exemple - est l'activité la plus fréquente des manipulateurs en radiologie. L'imagerie médicale occupe en effet 85 % d'entre eux. Mais il en existe d'autres. Les rayonnements peuvent servir à soigner : grâce à la radiologie thérapeutique, en irradiant les cellules malades de rayons ionisants, on peut venir à bout d'un cancer. 10 % des techniciens s'y consacrent.
Enfin, le troisième domaine de compétences des manipulateurs est la médecine nucléaire, qui permet de contrôler le fonctionnement des organes. Comment ? En injectant des doses d'un corps radioactif dans la zone à observer, puis en suivant les rayons émis. Cette fonction ne regroupe qu'une faible part des manipulateurs en activité : 5 %.
Les lieux d'exercice. Surtout employés par les services de radiologie des hôpitaux, publics ou privés, les manipulateurs peuvent aussi trouver des débouchés dans des centres de dépistage, des dispensaires, des cabinets médicaux de groupe ou des centres de cure.
Où qu'il exerce, il travaille toujours avec un médecin radiologue, qui prescrit les examens nécessaires. Au manipulateur, ensuite, d'effectuer les réglages des appareils, d'injecter si besoin des produits de contraste, de filmer les images obtenues par les ordinateurs des machines. Avec la multiplication des techniques, et la sophistication croissante des machines, le métier de manipulateur implique de nouvelles responsabilités. Plus besoin de posséder de la force physique pour mettre les patients en position, en revanche il faut être capable de maîtriser en même temps de nombreux paramètres.

La formation

Réglementée, la profession de manipulateur en électroradiologie n'est ouverte qu'aux titulaires de l'un de ces deux diplômes : le diplôme d'État (DE) de manipulateur en électroradiologie médicale, ou le diplôme de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique. Tous deux s'obtiennent en trois ans après le bac et sont accessibles après une sélection d'entrée dans les écoles. Le travail après la formation est le même ; tous les manips sont formés également.

 

Vous serez formé aux techniques propres à l'électroradiologie (électrophysiologie, exploration en imagerie médicale, médecine nucléaire, techniques de soins cliniques, informatique, anglais technique), ce qui nécessite de bonnes connaissances dans tous les domaines de la physique (électricité, radiologie, radioprotection, biophysique, radiophysique, radiothérapie, radiobiologie, dosimétrie). Vous apprendrez aussi à connaître le patient (anatomie, physiologie, pathologie, sciences humaines). Enfin, on vous dispensera aussi des cours sur l'hygiène hospitalière, la santé publique, SMS,  les situations d'urgence, la déontologie...


Le DE de manipulateur en électroradiologie médicale.

Il se prépare dans une petite vingtaine d'écoles, le plus souvent publiques et rattachées à un centre hospitalier.
On y entre par un concours très sélectif: en moyenne, 12 % seulement des candidats sont admis. Le programme des deux épreuves est celui de la première et de la terminale S. Les deux matières testées sont la biologie et la physique-chimie. Si le nombre de candidats est très élevé, les écoles se réservent le droit d'ajouter des épreuves afin de mieux les départager : il peut s'agir d'un entretien, de tests psychotechniques ou d'une contraction de textes. Les inscriptions commencent dès janvier; le concours a lieu aux alentours du mois de mai. N'attendez donc pas la dernière minute pour réviser : vous risqueriez d'être trop absorbé par l'imminence du bac.
 
Le diplôme de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique.

Les écoles préparant ce diplôme sont soit publiques soit privées La sélection se fait sur dossier, parfois sur entretien. Sachez que le nombre de candidats est élevé et la formation ardue en sciences physiques. Par conséquent, les bacs S sont plus facilement retenus. Avec une autre série, vous ne serez admis que si vous présentez un très bon dossier. Dans tous les cas, n'attendez pas le dernier moment pour demander un dossier d'inscription aux écoles : les demandes doivent être enregistrées dès le premier trimestre (de janvier à mars).

Quel est le cursus à suivre avant d'entrer dans la formation?

Pour information, en 2004:

Les instituts DE ont admis:
 - 89,21 % de bac S:
 - 3,08 % de bac SMS
 - 3,08 % de bac STL
 - 4,62 % d'autres séries

Les sections DTS ont admis:
 - 51,13 % de bac S
 - 34,64 % de bac SMS
 - 12,37 % de bac STL
 - 1,86 % d'autres séries

Notons que 29,85 % des étudiants en DE sont issus des classes préparatoires aux concours paramédicaux contre seulement 3,30 % en DTS.

Après le diplôme

Étroitement lié aux progrès thérapeutiques et aux évolutions techniques, le métier de manipulateur radio nécessite une mise à jour constante des connaissances. Par le biais de la formation continue, des stages courts permettent de se spécialiser dans un domaine très pointu. Hormis ces sessions, il existe des diplômes qui permettent d'approfondir son principal domaine de compétences ou de rouvrir à d'autres.
Ainsi, si vous voulez vous orienter vers la gestion des établissements, vous pouvez vous inscrire en MST gestion des organisations sanitaires et sociales, proposées dans deux universités, Paris 9 et Lille 2. Toutes deux demandent à leurs candidats de posséder plusieurs années d'expérience professionnelle (cinq ans bien souvent). D'une durée de deux ans, cette maîtrise forme à des fonctions de surveillant général de service hospitalier et à des postes d'encadrement
Des postes d'encadrement sont également ouverts aux professionnels ayant acquis cinq années d'expérience : ils peuvent passer les épreuves de sélection leur permettant de suivre la formation de cadre de santé. En une année scolaire, au minimum, elle permet de devenir cadre gestionnaire d'un organisme de formation ou d'un établissement de santé, quel qu'il soit .

 



 

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